Pour le moment, il n’existe pas de cure permettant de guérir de l’allergie alimentaire. L’unique façon d’empêcher de façon certaine la réaction allergique est d’éviter toute exposition à l’aliment qui déclenche celle-ci.
Il faut donc lire soigneusement la liste des ingrédients des produits consommés, se familiariser avec les termes employés par l’industrie de l’alimentation (le livre Déjouer les allergies alimentaires, recettes et trouvailles contient une liste des mots-clés utilisés par les manufacturiers pour désigner certains aliments), respecter des normes d’hygiène élevées (lavage des mains avant et après les repas, utilisation d’ustensiles qui n’ont pas été en contact avec l’allergène...), etc.
En cas d’exposition accidentelle, la prise d’un antihistaminique peut soulager les symptômes d’une réaction ne mettant pas la vie en danger. Toutefois, si la réaction est sévère, il n’y a qu’un seul traitement possible : l’administration d’une dose d’épinéphrine (adrénaline). Ce médicament, disponible dans une seringue à ressort auto-injectable (EpiPen), a notamment pour effet de dilater les bronches (ce qui réduit la difficulté respiratoire) et de contracter les vaisseaux sanguins (ce qui fait diminuer l’œdème et soulage les urticaires graves). En d’autres termes, l’épinéphrine réduit les symptômes de la réaction allergique et permet à la personne qui en est victime de continuer à respirer.
L’épinéphrine n’est pas un médicament dangereux, bien que son administration puisse entraîner quelques effets secondaires désagréables : anxiété, tremblements, palpitations et mal de tête. Convenons qu’il s’agit là d’inconvénients mineurs lorsqu’une vie est en jeu!
L’injection doit être faite très rapidement, dès l’apparition des premiers symptômes d’une réaction allergique grave. Parce que chaque minute compte, il doit toujours y avoir, à proximité de la personne allergique, une trousse d’auto-injection d’épinéphrine.
L’effet de l’épinéphrine dure de 10 à 20 minutes. Dans la plupart des cas, une seule injection suffit à enrayer la réaction. Sitôt l’injection donnée, il est impératif de se rendre à l’hôpital le plus proche. Un traitement d’appoint peut en effet s’avérer nécessaire sans compter qu’une rechute, dans les heures qui suivent la réaction initiale, est toujours possible.
Il est essentiel de discuter avec un ou une allergologue d’un plan de traitement adapté en cas de réaction. Le port d’un bracelet Medic Alert précisant la nature de l’allergie est par ailleurs recommandé.
Auteure: Marie-Josée Bettez
Source: extrait du livre Déjouer les allergies alimentaires, recettes et trouvailles
Date: 2002
À propos de l'auteure :
Marie-Josée Bettez est avocate, entrepreneure et, surtout, mère d'un enfant allergique à de multiples aliments. Elle a signé deux ouvrages sur les allergies alimentaires, donné plusieurs ateliers et conférences sur le sujet en plus de s'impliquer auprès de diverses organisations oeuvrant dans ce domaine.
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