Pour accéder au texte complet d'un dossier, il suffit de cliquer sur le titre de celui-ci.
Découvrir, à l'âge adulte, qu'on souffre d'allergies alimentaires multiples entraîne des bouleversements qu'il est difficile d'imaginer lorsqu'on n'a pas été confronté à cette réalité. C'est ce qu'a vécu Myrianne à 24 ans. Voici son histoire.
J’ai commencé très jeune à développer des allergies environnementales (pollen, poussière et pissenlit), en plus de faire de l’eczéma. À l’âge de huit ans, il m’a fallu faire le deuil de ma belle chambre à cause des tapis. Poussière oblige! Je ne pouvais alors imaginer ce qui allait m’arriver une quinzaine d’années plus tard.
Pour plusieurs d’entre nous qui avons un enfant allergique à un ou à plusieurs aliments, les célébrations et fêtes de toutes sortes peuvent devenir de vrais casse-tête. Non seulement la nourriture fait-elle partie de ces fêtes, elle en devient souvent l’élément principal.
Peut-on imaginer l'Halloween sans friandises? Le calendrier de l’Avent sans petites douceurs sucrées? La Saint-Valentin ou Pâques sans chocolat?
Cette semaine, une équipe télé a envahi mon salon. Un réalisateur, une assistante, deux caméramans, un monteur et un animateur-journaliste sans parler de l’équipement… tout un débarquement! Le motif? La préparation d’une émission consacrée aux allergies alimentaires (la version longue de l’entrevue que j’ai accordée est disponible sur le site Web de l'émission).
Pourquoi je vous raconte cela? Pour essayer de vous impressionner, bien sûr! ;-) Mais aussi parce que lors de l’entrevue, l’animateur m’a posé une question qui m’a vraiment donné à réfléchir.
« Si vous étiez ministre de la santé, m’a-t-il demandé, que feriez-vous pour améliorer la situation des personnes allergiques et de leur entourage? »
Mon fils n’avait que cinq mois lorsque son allergie aux produits laitiers a été diagnostiquée. L’allergologue que nous avions alors consulté s’était montré rassurant. Dans la très grande majorité des cas, l’allergie au lait disparaît avant l’âge de trois ans nous avait-il expliqué. Nous pouvions donc nous attendre à ce que tout rentre dans l’ordre avant que notre petit bonhomme soit d’âge scolaire. Des assurances similaires nous ont été données, quelques mois plus tard, lorsqu’un test sanguin a confirmé une allergie à l'œuf.
Ah, le temps des fêtes!
Pour plusieurs, les célébrations qui ponctuent cette période festive sont autant d’occasions de se rapprocher des êtres chers. Les familles profitent de ce temps d’arrêt pour se retrouver, le plus souvent, autour d’une bonne table… ce qui peut entraîner quelques complications lorsque l'un des convives souffre d’allergies alimentaires.
J’ai découvert le documentaire photographique « Allergies » de la photographe Jacinthe Zaski Coulombe lors du dernier congrès de l'Association d'information sur l'allergie et l'asthme.
Dernière soirée d’octobre. Le crépuscule se fait nuit; les rues sont plongées dans l’ombre. De menues silhouettes (sorcières édentées, diables coquins, vampires nains…) circulent de maisons en maisons. Les rires fusent mais on entend aussi des bruits plus inquiétants : gémissements, miaulements, grincements… C’est l’Halloween, cette fête magique qui appartient aux enfants… et qui donne parfois quelques sueurs froides aux parents!
Dr Daniel Lefrançois, directeur médical national des services préhospitaliers d’urgence au Ministère québécois de la Santé et des Services Sociaux (MSSS) a bien voulu répondre à mes questions sur l’administration de l’adrénaline lors d’une réaction allergique causée par un aliment. Voici la deuxième partie de l’entrevue qu’il m’a accordée (la première partie de cet entretien est publiée sur cette page).
Nous savions depuis quelques mois déjà que notre fils souffrait d'allergies alimentaires lorsque nous avons reçu, par télécopieur, une note succincte signée par le médecin traitant recommandant de nous procurer un auto-injecteur d'adrénaline. Il y a neuf ans de cela et je me souviens encore de ma perplexité en lisant la télécopie. Je ne connaissais alors presque rien aux allergies alimentaires et ignorais ce qu’était un auto-injecteur. Je me suis donc documentée tant bien que mal sur le sujet sans pouvoir bénéficier des conseils éclairés d’un professionnel de la santé.
Prenez-vous soin d’un membre de votre famille atteint d’une maladie chronique? Êtes-vous dépressif? Ressentez-vous de la colère ou un sentiment de culpabilité? Votre santé s’est-elle détériorée depuis que cette responsabilité vous incombe?
Si vous avez répondu par l’affirmative à ces questions, il se pourrait, d’après cet article de CNN, que vous souffriez du « syndrome de l’aidant naturel ».
Je me souviens comme si c’était hier, de la toute première journée d’école de mon fils, allergique à plusieurs aliments. L’avais-je assez préparé cette rentrée scolaire! J’avais fouillé la question à fond en me documentant sérieusement et en consultant divers intervenants du milieu de l’éducation et des parents plus expérimentés que je ne l’étais à l’époque. Les contacts préliminaires avec le personnel scolaire étaient prometteurs et mon petit bonhomme de cinq ans était prêt et enthousiaste. J’étais prête aussi mais peut-être un peu moins enthousiaste…
La rentrée scolaire constitue souvent une étape marquante pour l’enfant et ses parents. C’est aussi un événement qui se prépare assez longtemps à l’avance, surtout lorsque l’enfant souffre d’une ou de plusieurs allergies alimentaires.
Il y a un an, mon amoureux et moi préparions avec fébrilité l'entrée à la maternelle de notre petit bonhomme, allergique à de nombreux aliments. Après moult démarches préliminaires, y compris des rencontres avec la directrice, l’infirmière scolaire, les enseignantes et la responsable du service de garde afin d’identifier les mesures nécessaires pour réduire les risques de réactions allergiques, nous nous sentions, jusqu’à un certain point, rassurés.
La semaine dernière, mon fils a fréquenté un camp artistique de jour. Comme je le fais toujours, j’ai rencontré son professeur avant le camp pour l’aviser des allergies alimentaires (et environnementales tant qu’à y être!) de mon petit bonhomme et lui expliquer la marche à suivre en cas de réaction. Je lui ai remis une fiche d’identification avec une photo de mon fils, la liste de ses allergies et plusieurs informations utiles. J’avais également apporté un auto-injecteur d’essai (donc dépourvu d’aiguille) afin qu’elle puisse s’exercer à administrer l’EpiPen®. Cette rencontre préliminaire n’a pas duré plus d’une dizaine de minutes.
Un homme commande des frites dans un casse-croûte. Il est allergique au poisson mais, puisque cet aliment est absent du menu, il ne s’inquiète pas… jusqu’à ce qu’il ressente les premiers symptômes d’une réaction allergique. L’enquête menée par la suite permet de déterminer que deux jours avant l’incident, le responsable du casse-croûte avait fait frire du poisson pour son propre repas et qu’il avait utilisé pour ce faire l’huile habituellement réservée aux frites des clients.
Un sport extrême, la fréquentation des restaurants? D’après une étude récente menée par l’allergologue américain Dr Scott H. Sicherer, il semble bien que, pour les consommateurs souffrant d’allergies alimentaires, il s’agisse, à tout le moins, d’une activité assez risquée.
Il y a plusieurs années, alors que mon fils n’était encore qu’un bébé, j’ai assisté à une conférence sur les allergies alimentaires. L’auditoire, majoritairement composé de parents d’enfants allergiques, comptait aussi quelques adolescents et jeunes adultes souffrant eux-mêmes d’allergies à divers aliments.
Il y a quelques mois, mon amoureux, mon fils et moi sommes allés au cinéma. Comme souvent, en pareilles circonstances, nous avions apporté notre propre maïs soufflé. Notre fils, en effet, ne peut consommer celui qui est vendu sur place étant donné ses allergies alimentaires. Ce qui n’est certes pas une raison pour le priver (et nous priver par la même occasion) de cette gâterie typiquement associée à l’univers cinématographique!
Lorsque Christophe, mon fils, est entré en maternelle, son père et moi avons rencontré la directrice de l’école, l’enseignante, la responsable du service de garde ainsi que d’autres membres du personnel afin de discuter de ses allergies alimentaires. Après avoir insisté sur la gravité des allergies de notre petit nous avons précisé les précautions qui devaient être prises afin de réduire les risques de réactions. Nous avons remis aux divers intervenants des directives écrites à cet effet qui ne laissaient aucune place à l’interprétation (entre autres : « Christophe ne peut manger et boire que les aliments qu’il a apportés de la maison »).
Combien de temps consacrez-vous, chaque semaine, à l’épicerie? Si vous êtes aux prises avec des allergies alimentaires, la réponse est probablement : beaucoup.
L’allergie alimentaire est encore bien mal comprise et trop nombreux sont ceux et celles qui persistent à en minimiser les conséquences, au grand désarroi des personnes qui en souffrent. Si l’état des connaissances dans ce domaine est en constante évolution, l’on en sait suffisamment pour dissiper certains mythes qui ont la vie dure… et qui font la vie dure à plusieurs d’entre nous!
Rare, l’allergie alimentaire? De moins en moins.
Les enfants de moins de trois ans appartiennent au segment de la population le plus susceptible de développer une ou plusieurs allergies alimentaires.
Pour le moment, il n’existe pas de cure permettant de guérir de l’allergie alimentaire. L’unique façon d’empêcher de façon certaine la réaction allergique est d’éviter toute exposition à l’aliment qui déclenche celle-ci.
Une alimentation équilibrée en dépit d’une allergie aux produits laitiers, c’est possible? C’est ce que se demandent avec inquiétude bien des parents lorsque l’allergie au lait de leur enfant est diagnostiquée. Joanne Martin, DT.P., diététiste-nutritionniste a bien voulu répondre aux questions que nous ont adressées des internautes aux prises avec pareille allergie.
Le meilleur traitement contre la réaction anaphylactique est la prévention
Qu’est-ce que l’allergie alimentaire? Il s’agit d’une réaction disproportionnée du système immunitaire provoquée par l’exposition à une ou à plusieurs protéines d’un aliment (ou d’un additif alimentaire).
Le syndrome d'allergie orale est une réaction allergique locale se limitant habituellement à la région péribuccale (bouche, lèvres et gorge). Elle est provoquée par la consommation de certains aliments frais comme le melon, le kiwi ou le fenouil.
L’intolérance, tout comme l’allergie, peut être définie comme une réaction anormale de l’organisme à la suite de l’ingestion d’un aliment. Quoique certaines de leurs manifestations (nausées, vomissements, crampes abdominales et diarrhée) se ressemblent, il s’agit de deux phénomènes bien distincts.
S’il est vrai que l’on peut être allergique à n’importe quel aliment, il reste qu’un petit nombre d’entre eux est à l’origine de la plupart des réactions. Nos habitudes alimentaires y sont apparemment pour beaucoup : les aliments consommés en grande quantité dans un pays sont en effet plus susceptibles de se retrouver sur la liste des principaux allergènes.